« C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. »
Galates 5 :1
Dernièrement, quelqu’un m’a dit qu’il préférait vivre libre qu’enchaîné dans une religion. C’est malheureusement un argument que les gens utilisent souvent pour tenter de nous convaincre que nous ne sommes pas libres, que nous sommes soumis, des moutons, etc. et pour tenter de nous détourner du chemin de Dieu. Je ne crois pas que cela soit nécessairement volontaire, ni conscient, mais ils sont certainement des outils pour l’ennemi.
La réalité est tout autre cependant. Le sacrifice de Jésus à la croix est ce qui nous a rendus libres. Les notions de liberté selon le monde et selon Jésus sont très différentes l’une de l’autre. La définition de la liberté selon le monde, c’est de pouvoir faire ce que l’on veut, quand on le veut. C’est profiter de la vie de toutes les façons possibles, mais surtout en sortant, en buvant, etc. C’est aussi être libre de ses croyances, pratiques religieuses, etc. Alors que la liberté en Christ, c’est de ne plus être esclave du péché. C’est d’être en paix, dans la joie, dans l’amour, de vivre de façon à prendre soin de son corps et de son âme. Et surtout, d’avoir la vie éternelle à Ses côtés. Évidemment, des personnes non croyantes sont aussi capables de prendre soin de leur corps. Mais il y a quelque chose de différent à l’expérimenter dans l’amour de Jésus.
Le péché peut nous donner l’impression d’être libre, alors que nous y sommes en fait enchaînés. En fait, il nous donne l’impression d’être libre jusqu’à ce que nous essayions de nous en défaire, comme une addiction.
De quoi sommes nous libérés exactement?
De la culpabilité et de la honte du passé
Une fois que nous avons accepté Jésus comme Seigneur et Sauveur, et que nous lui avons demandé pardon pour nos péchés passés, nous n’avons plus à avoir honte de ce que nous avons pu faire. La personne qui a fait ces choses est morte en Jésus, et la nouvelle personne née en Jésus ne commettra pas les mêmes erreurs, parce qu’elle vit maintenant dans la grâce et l’amour de Dieu. Par contre, dans cette grâce de Dieu, la nouvelle personne prend aussi responsabilité pour réparer les torts qu’elle a pu causer dans le passé. C’est important de ne pas seulement se dire que tout appartient au passé, et de se déresponsabiliser de nos actions. Mais nous n’avons plus à avoir honte de ce que nous avons fait, et nous pouvons réparer nos erreurs dans l’amour de Dieu et l’amour de notre prochain, comme les disciples de Jésus.
De l’obligation de plaire à tout le monde
Nous apprenons, dès notre jeune âge, que la société a des attentes envers nous : avoir de bonnes notes, avoir de bons comportements, avoir une bonne santé, avoir une certaine apparence physique. Et ce, même lorsque nos parents nous disent souvent qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. J’avais un gros problème avec ça, honnêtement. Quand quelqu’un ne m’aimait pas, je me demandais ce que je pouvais faire de plus pour lui plaire. Quitte à me fendre en quatre pour cela. Mais aujourd’hui, je comprends que la seule personne à qui je veux plaire, c’est à Dieu. Il m’a fait parfaitement tel que je suis, et le fait que quelqu’un ne m’aime pas ne dépend pas à 100 % de moi. Parfois, il y a des gens qui ont des a priori sur nous, qui préfèrent se baser là-dessus, ou sur nos erreurs, pour décider s’ils nous aiment ou pas. Jésus nous apporte cette paix d’esprit, ce sentiment de ne pas avoir besoin d’en faire des tonnes pour être aimé ; son amour pour nous est inconditionnel, et plus fort que n’importe quoi.
Du perfectionnisme et de la performance
Ceux-là, mais qu’est-ce qu’ils sont nocifs! Une des premières convictions que l’Esprit m’a mises à cœur, c’était de me défaire de ces pressions qu’exerçaient sur moi le perfectionnisme et la performance. Il n’est pas mal de vouloir faire de son mieux, mais cela devient nocif quand nous tombons dans l’obsession. Au courant de mon baccalauréat, je me suis répétée plusieurs fois “Ça n’a pas besoin d’être parfait, ça a simplement besoin d’être fait.” Et c’est simplement ça! Quand nous sommes dans l’obsession du perfectionnisme, nous nous éloignons de la paix de Dieu. Le sacrifice de Jésus à la croix nous libère de ces obsessions.
Des chaînes intérieures : anxiété, peur, rejet, obsession, dépression, etc.
Cet aspect fait toujours polémique, même au sein des chrétiens ; Dieu guérit le mental. Dieu nous libère de ces maladies, de ces conditions, comme l’anxiété, la peur, la dépression, etc. Je ne dis pas que cela se fait en un claquement de doigt, ni sans l’aide de médecins ou de psychologues. Je crois aussi en la médecine et en la psychologie, et je crois que cela fait aussi partie d’une guérison ou d’un rétablissement. Mais Dieu libère l’âme, ce qui place le reste dans une position de guérison. Il y a quand même un travail de notre côté à faire. Mais Dieu défait les chaînes qui nous bloquaient. Il est la clé du cadenas, il faut quand même par nous-mêmes, et avec de l’aide, se débarrasser des chaînes.
De la chair
Probablement ce qui entraîne le plus de péché dans nos vies, la chair est une des choses desquelles Dieu nous a libérés par le sacrifice de Jésus. Cela ne veut pas dire que nous ne ressentirons plus jamais l’appel de la chair, mais plutôt que nous n’en serons plus esclaves. Les tentations existeront toujours, mais nous n’avons plus à les subir. Jésus nous donne la force de ne pas céder à la tentation, il nous libère de la tentation. Nous ne sommes plus seuls face à la chair, nous avons Jésus pour nous guider dans nos choix et nos réactions.
Dans les temps de solitude ou d’épreuve
Le sacrifice de Jésus à la croix est une promesse sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour faire confiance à Dieu lorsque nous nous sentons seuls ou lorsque nous vivons des épreuves. C’est la promesse que nous n’avons plus à tout porter seuls. C’est la promesse que nous pouvons, et sommes encouragés, à demander à Dieu de nous aider dans nos épreuves et de nous faire sentir sa présence et son amour dans les moments de solitude. Par l’Esprit qui vit en nous, Dieu est toujours avec nous. L’Esprit est le cadeau que Jésus nous a laissé sur la terre après être allé rejoindre son Père dans son Royaume. Pour que nous soyons libres.
Pour aimer véritablement
Il est difficile, à mon sens, d’aimer réellement sans avoir reçu l’Esprit, sans avoir reçu la promesse de liberté du Sacrifice de Jésus. Je crois qu’il faut avoir compris ce qu’est l’amour inconditionnel de Dieu pour être en mesure de redonner de cet amour à autrui. Jésus a réellement aimé le monde. Son amour était pour tout le monde. Il était sincère, il était franc, direct. Il acceptait tout le monde, peu importe leur péché, mais ne se cachait jamais de dire la vérité, même si elle n’était pas agréable à entendre. Et même si ces personnes ne l’écoutaient pas, même si elles avaient de la difficulté à suivre sa voie, il était bienveillant. Son sacrifice nous permet d’aimer véritablement. Aimer véritablement, à mon sens, c’est prier et vouloir le bien de nos ennemis, peu importe le mal qu’ils nous font. “Pardonne-leur, Père, ils ne savent pas ce qu’ils font.”
Pourquoi est-ce si difficile de vivre pleinement dans cette liberté?
Ça semble bien simple vu comme ça, mais la réalité est que bon nombre de Chrétiens ont beaucoup de difficultés à vivre dans cette liberté, cette promesse de Dieu. Mais pourquoi ? Je vous propose quelques pistes de réflexion. En vrai, laissez-moi savoir en commentaire ce que vous en pensez !
La liberté est un don, mais aussi un chemin
Par son sacrifice à la croix, Jésus nous a fait don de cette liberté. Mais Jésus a aussi dit : “Je suis le chemin qui mène vers le Père.” Un chemin, c’est quelque chose que nous parcourons chaque jour. Ce n’est pas statique, et il nous faut avancer dans la bonne direction pour arriver à destination. Utiliser ce don de la liberté que nous possédons demande du temps, de la pratique et de la patience. Et savoir utiliser les outils que Dieu met à notre disposition.
Ignorance spirituelle ou absence d’ancrage biblique
Pour pouvoir vivre la liberté promise par Jésus, il faut savoir quelles sont les actions, les habitudes, les péchés que nous posons au quotidien qui nous en éloignent, et s’en remettre à la Parole pour être en mesure de s’en défaire. Notre ignorance spirituelle, le fait que nous ne comprenions pas certaines choses dans la Bible, peut avoir un impact sur comment nous vivons notre liberté, sur comment nous nous débarrassons de ces comportements.
Attachements émotionnels ou dépendances non traitées
Bien que la Bible, et le sacrifice de Jésus à la croix, soient tout ce dont nous avons besoin pour accéder au Royaume de Dieu, ici sur terre, nous avons aussi des choses à régler. Je suis d’avis que nous ne sommes ni entièrement spirituels, ni entièrement charnels. C’est un beau mélange des deux, et c’est pourquoi Dieu nous a fait cadeau de la médecine et de la science. Certains de nos enjeux doivent être vus au-delà du prisme spirituel, et c’est le cas des attachements émotionnels ou des dépendances qui pourraient nous empêcher de vivre la liberté promise par Dieu. Il est important d’adresser les enjeux de dépendance et d’attachement émotionnel avec un spécialiste, en parallèle du cheminement spirituel.
La chair est encore active
Il ne faut jamais oublier que, même alors que nous avons tout remis entre les mains de Dieu, notre chair reste égale à elle-même. Ce serait se mentir à soi-même que de penser que nous pouvons “contrôler” les désirs de notre chair. Nous pouvons contrôler les comportements qui découlent de ces désirs, mais la bataille sera constante. J’ai espoir qu’avec le temps, certains de ces désirs s’estompent, et que la bataille soit de moins en moins difficile. Mais ce ne sera pas nécessairement facile. Il est important, à mon sens, de rester dans la bienveillance aussi. Envers soi, envers cette chair qui peut nous donner la vie dure. Ça n’aidera à rien d’en faire un ennemi, de la détester, etc. L’amour de Jésus commence avec notre propre chair. Soyez aimant envers votre chair, envers votre corps, envers votre santé mentale, envers vos problèmes de santé et vos dépendances. Même imparfaite, c’est cette chair, ce corps, que l’Esprit Saint a choisi comme temple.
Le manque de discipleship/formation
Être un disciple de Jésus, ça s’apprend. Ce n’est pas quelque chose que nous avons de façon innée. Au-delà de lire la Bible, il faut l’étudier, la comprendre et l’appliquer. Plus facile à dire qu’à faire, c’est sûr. Il y a plusieurs façons de se former comme disciple. Il existe des livres, des formations en ligne gratuites, et probablement des parcours offerts par votre église locale. Être un disciple de Jésus est l’apprentissage d’une vie, et cet apprentissage influence énormément l’impact de la promesse de la liberté sur notre vie.
L’influence du monde et la peur du rejet
Le monde et la peur du rejet sont des variables très importantes dans l’expérience de la liberté en Jésus. C’est la raison principale pour laquelle on nous encourage beaucoup, en tant que chrétiens, à avoir une communauté chrétienne, à s’entourer de gens chrétiens, ou ne serait-ce que de personnes qui respectent et partagent certaines valeurs avec nous, même si elles ne sont pas chrétiennes. Autrement, nous serons beaucoup trop facilement influencés par les valeurs du monde et la peur du rejet de celui-ci. Personnellement, je trouve cela difficile de me faire des amis dans les communautés chrétiennes. J’arrive tardivement dans la communauté, j’ai l’impression d’être une ado qui arrive dans une nouvelle école secondaire en plein milieu du secondaire 5. Les groupes d’amis sont déjà formés depuis longtemps. Puis, de ma réalité de jeune maman, je ne connecte pas aussi facilement avec des personnes de mon âge qui n’ont pas d’enfants.
Des blessures non guéries
Finalement, des blessures non guéries peuvent aussi nous empêcher d’accéder à la liberté que Dieu a prévue pour nous, dans le sacrifice de Jésus. Ces blessures guériront dans la patience, l’amour et la bienveillance. Certaines guériront simplement au contact de Jésus, au contact de la parole, et d’autres devront être adressées par des professionnels. C’est un cheminement qui ne sera pas nécessairement facile, qui demandera beaucoup de courage et de persévérance. Mais le prix en vaut la chandelle, j’en suis persuadée.
Dieu est revenu dans ma vie il y a plus ou moins 3 ans maintenant. Et je lui ai donné ma vie il y a un peu plus de deux ans maintenant, et je suis toujours sur le chemin menant à la liberté promise par Dieu. Ce n’est pas tous les jours facile, il y a des moments où je doute. Il y a des moments où l’ennemi réussit à me mettre en tête que si je ne suis pas là où je voudrais, c’est parce que je ne mérite pas le pardon de Dieu, que je ne mérite pas son amour, etc. Et la vérité? Effectivement, je ne le mérite pas. Mais Dieu a quand même décidé de mourir sur la croix pour moi, pour me libérer de mes péchés et m’offrir la liberté, la vraie liberté. Le mérite ne me revient pas, il revient à Jésus. Tout a toujours rapport à Jésus.
Soit béni.e!
Simplement Maude xxx

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