Dernièrement, je trouve cela très difficile d’écrire. Pas que je ne trouve pas de sujet, ou que je n’ai rien à dire ; j’ai toujours quelque chose à dire ! Mais j’ai l’impression, depuis la fin de mon baccalauréat, que ce n’est pas ce que je suis censé faire. Et c’est très difficile, parce que j’ai mis beaucoup de temps et d’amour dans la création du blog. Et parce que j’avais prévu, pour cet été, d’essentiellement écrire. La discipline était là, l’envie aussi, mais c’était devenu quelque chose de stressant. Pas d’écrire, mais de savoir si ce que j’allais écrire allait être à la hauteur de la perfection de Dieu.

Et puis hier, ça a fait tilt, quand j’ai voulu créer une publication Instagram de photos prises de ma Bible, celle que j’utilise pour prendre des notes à l’église le dimanche : je suis tombée dans le perfectionnisme. L’idée d’écrire, de partager, n’était plus seulement pour parler de Dieu, donner une visibilité à Jésus, mais aussi pour correspondre à ce que l’algorithme veut. Je ne crois pas que c’était dans une pensée purement égocentrique, mais plutôt perfectionniste : tant qu’à partager ma foi, quelque chose qui me rend plutôt vulnérable, et bien autant le faire pour que ce soit vu par le plus de gens possible. Et aussi parce que je veux faire les choses à la hauteur de mon Sauveur.

Mais je dois me rappeler que j’ai besoin d’un sauveur parce que je suis imparfaite. Mes intentions sont bonnes, mais la pression que je me mets m’empêche de faire ce à quoi Dieu m’a appelée, c’est-à-dire partager la bonne nouvelle avec le monde, d’être un témoignage vivant de sa grâce et de son amour. Il ne m’a jamais demandé que ce soit instagrammable. Il m’a juste demandé d’être vraie. Pour être vraie, je dois laisser tomber le perfectionnisme, je dois laisser tomber l’idée que je pourrai publier des articles une fois par semaine, toutes les semaines, beau temps, mauvais temps, parce que la réalité est que je ne peux pas être uniquement dans la production, sans l’expérimentation. Et l’expérimentation n’est pas quelque chose de linéaire dans la vie. Certaines saisons seront plus propices à l’écriture, et d’autres seront plus propices au silence. Une influenceuse que j’aime bien disait : “Je ne veux pas passer plus de temps à parler de Dieu qu’à parler à Dieu.” Et c’est ce qui résonne présentement avec moi.

Je ne veux pas passer plus de temps à parler de Dieu qu’à parler à Dieu.

J’ai eu l’impression tout l’été que je me devais d’écrire, de partager, d’être dans l’action. Alors que tout l’été, Dieu me demandait de passer du temps avec lui plus qu’à parler de lui. C’est quelque chose qui est difficile pour moi à accepter, parce que je suis une “overdoer”. Mais justement, j’ai l’impression que cette saison est pour me montrer que je dois recentrer mes priorités. Et surtout écouter et agir en fonction de ce que Dieu me demande. Parfois, je me dis “mais qui parlera de ce sujet si je ne le fais pas ?” ou encore “il faut bien que j’ajoute ma voix à celle de tant de chrétiens qui sont dehors à parler de Dieu !”, alors que la réalité est que Dieu n’a pas besoin de moi pour faire avancer son Royaume. Mais j’ai besoin de lui pour y accéder.

Dans les prochaines semaines/mois, les publications sur le blog ou sur les réseaux ne seront pas périodiques mais plutôt ponctuelles. Je veux m’enlever cette pression de devoir écrire, partager, publier, et plutôt revenir à quelque chose de plus spontané. Qui sera aussi plus vrai, plus sincère, plus représentatif des miracles de Dieu dans ma vie. Ma relation avec lui est tout aussi importante que de répondre à sa demande d’être sa représentation vivante. Elle l’est plus en fait. Et pour compter mes miracles, je dois m’arrêter ; on ne voit pas les détails quand on va trop vite.

Si toi aussi tu as l’impression que tu ne vas pas là où tu devrais, prends un moment pour t’arrêter et écouter la voix de Dieu. Il essaie peut-être de te parler.

Prends soin de toi, et sois béni.e!

Simplement Maude


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